Une gauche conquérante en Meuse

Pour un congrès d’arbitrage en conscience
  • rss
  • Accueil
  • À propos

Lettre aux militants du 13/11/2008

55 | 13 novembre 2008

Mes cher-es camarades,

Nous avons un devoir historique : assumer à Reims des choix courageux pour les Françaises et les Français, et en particulier ceux qui ont le plus besoin de nous.

En effet, notre congrès se déroule dans le contexte d’une crise sans précédent, profonde, dont les conséquences sociales sont et seront extrêmement dures.

Notre responsabilité est donc immense. Nos concitoyens ont besoin de notre parti comme d’un instrument capable de s’opposer avec combattivité et de représenter une alternative crédible. Capable aussi de leur offrir des repères constants dans une période où dominent le doute et la confusion idéologique.

C’est dire que les postures tactiques et les logiques individualistes ne peuvent pas répondre à de tels objectifs. Seul, un rassemblement qu’il revient à chacun de mettre en œuvre avec sincérité, donnerait à notre parti la force et la cohérence indispensables. Avec gravité, détermination, mais désintéressement, je suis donc résolu à contribuer à un tel processus, sur la base d’une ligne politique claire et responsable.

Pour nous, l’efficacité de gauche, c’est le socialisme démocratique, le choix de la croissance écologique au service de l’emploi, et une vraie ambition européenne. Oui, nous avons besoin d’un projet de gauche pour l’Europe et nous ne pourrons le réaliser qu’avec toutes les forces progressistes, dont nos amis sociaux-démocrates. Refuser cette dynamique, ce serait renoncer à trouver un débouché politique à la crise sociale, économique et financière mondiale.

Nous n’atteindrons ces buts que si nous clarifions d’abord notre conception même du Parti socialiste. La crise identitaire du PS appelle des réponses nettes, là où nos dernières campagnes nationales ont surtout révélé des fluctuations qui n’ont pas échappé aux Français.

Nous voulons un parti de militants, où chacun ait sa place, où la liberté de parole ne porte jamais atteinte à son unité, où partout, l’exigence éthique s’applique à notre démocratie interne, où soit réaffirmé le principe de cotisations progressives.

Nous voulons ouvrir notre parti à toutes les forces vives, syndicales, associatives, internationales, pour qu’il redevienne un lieu privilégié d’échange et de débat.

Et sur la question majeure des alliances, nous n’avons pas le droit d’être ambigus : on ne peut porter un projet de gauche qu’avec les formations politiques qui se reconnaissent durablement dans les valeurs de la gauche. Cela s’est vérifié hier. Et s’avère plus que jamais valable, pour aujourd’hui et pour demain.

Notre responsabilité collective et individuelle est engagée, dédiée aux attentes et même aux souffrances des Français.

A Reims, les socialistes n’ont pas rendez-vous seulement avec eux-mêmes : l’enjeu est plus large puisqu’il s’agit de donner à la France la force de croire au changement pour le mettre en œuvre le moment venu. Soyons conscients de ce défi. Soyons-en dignes.

Fidèlement à vous,
Bertrand DELANOË

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Articles
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Message de B. Delanoë - 09-11-2008

55 | 9 novembre 2008

Bonjour,

Voici le message de remerciement envoyé par Bertrand Delanoê

à toutes les militantes et tous les militants qui ont soutenu “Courage, Clarté, Créativité”,

et la motion A, pendant toutes ces semaines de campagne :

 http://www.dailymotion.com/video/x7by8m_…

.

Vous trouverez dans un prochain article sur ce site:

- les résultats et mon analyse du scrutin du 6 novembre en Meuse

- des nouvelles de la préparation nationale du congrès de Reims, au fur et à mesure que j’en disposerai

B.T.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Articles
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Camarades meusiens,…

55 | 5 novembre 2008

…

6 bonnes raisons d’aller voter ce soir pour la motion A,

dont Bertrand Delanoë est le premier signataire

.

1 - La motion A est celle de la cohérence et de la clarté

sur tous les grands choix à opérer dans ce congrès :

.

- l’orientation : le réformisme assumé, européen et écologiste, au service du progrès social et d’un nouveau modèle de développement durable

- la stratégie : celle du rassemblement à gauche, sans ambigüité

- la conception du parti : un parti de militants

- l’animateur : avec la candidature clairement annoncée devant les militants de Bertrand Delanoë comme premier secrétaire du Parti socialiste

.

2 - La motion A propose un programme de travail concret et complet

pour remettre le parti en marche dès le lendemain du congrès et réussir les trois années de 2008 à 2011, décisives pour préparer la victoire de la gauche en 2012, avec des conventions thématiques sur tous les grands sujets de notre futur projet, qui seront conclues par le vote des militants.

.

3 - La motion A est celle du respect du vote des militants

et la seule qui le garantit car ses signataires ne jouent pas - et n’ont pas joué - avec les règles démocratiques du Parti socialiste.

.

4 - Seul un vote départageant clairement les motions

garantira que ce congrès sera celui du choix des militants et du respect de leur souveraineté et non pas celui des arrangements concoctés la nuit par quelques personnes à Reims, dans une commission.

Seule une mobilisation importante pour la motion A, dès le vote du 6 novembre, donnera à nos orientations et à nos propositions de travail une légitimité incontestable.

C’est bien une orientation qu’il s’agit de choisir, pas une combinaison.

.

5 - Plus forte sera la majorité issue du vote,

plus simple et plus cohérent sera le rassemblement de tous les socialistes pour mettre en œuvre l’orientation choisie parles militants. La motion A est la seule qui peut structurer l’indispensable rassemblement des socialistes dès le lendemain du congrès.

.

6 - Seule la motion A, parmi les motions à vocation majoritaire,

respecte vraiment et concrètement les militants,

en leur indiquant dès aujourd’hui qui est le chef d’équipe qu’elle propose pour animer notre parti. Dans une démarche de transparence et de clarté, notre premier signataire, Bertrand Delanoë, a fait acte de candidature pour être le premier des militants, si ceux-ci le décident.

Nous souhaitons qu’il soit le prochain Premier secrétaire du Parti socialiste parce qu’il est préparé à le diriger, parce qu’il porte une orientation cohérente, parce qu’il dispose de la crédibilité nécessaire pour le représenter, parce que c’est un militant expérimenté qui sait faire vivre le pluralisme, rassembler la gauche et la faire gagner, qui aime le travail collectif et le débat et qui a l’autorité nécessaire pour faire respecter les décisions des militants.

.

Venez toutes et tous voter,

l’avenir du PS est réellement entre les mains de chacune et chacun d’entre vous!

C’est une occasion unique, dans le secret de l’isoloir, de choisir l’orientation

qui vous convient le mieux pour les trois prochaines années

(et non pour les quelques semaines ou les quelques mois à venir…)

L’urgence, c’est qu’il y ait dès maintenant un parti d’opposition crédible et puissant,

qui sera le lien pour préparer l’alternance.

Il y a plus important que la motion A : le Parti socialiste et les Français!

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Articles
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Un beau moment de vérité et de démocratie (Vidéo)

55 | 4 novembre 2008

A deux jours du vote décisif, Bertrand Delanoë appelle les militants socialistes à se mobiliser massivement pour réussir le rendez vous du congrès de Reims.

(Vidéo : 3′50″)

 http://www.clarte-courage-creativite.com…

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Vidéos
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

“Les 4 vérités” sur France 2 - 04/11/08

55 |

Bertrand Delanoë : “Servir nos valeurs” (vidéo)

Bertrand Delanoë était l’invité des 4 vérités sur France 2 le mardi 4 novembre 2008.

Retrouvez l’intégralité de cette interview sur le site internet de France 2.

(Vidéo : 9′01″)

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Vidéos
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Bertrand Delanoë : “Je ne participerai jamais à des combinaisons sur le dos des militants”

55 |
A deux jours du vote des militants socialistes, le candidat à la succession de François Hollande se confie à France-Soir et détaille le programme de sa motion.

FRANCE-SOIR. Qu’est-ce qui vous distingue de vos concurrents ?
BERTRAND DELANOË.
Avec mes amis de la motion A, nous proposons une voie claire, en partant des enjeux actuels, en proposant des réponses opérationnelles et en assumant des choix. C’est ce que nous appelons l’efficacité de gauche. Notre motion est la seule à proposer à la fois une orientation politique, une stratégie d’alliances, un programme de travail et une équipe rassemblée avec un animateur identifié. A quelques jours du vote, j’observe d’ailleurs que seules deux motions – celle de Benoît Hamon et la nôtre – disent clairement aux militants qui est leur candidat au poste de premier secrétaire. Je soulignerai aussi notre réformisme assumé : nous sommes des sociaux-démocrates, européens, écologistes, et nous refusons la démagogie qui consiste à tenir un discours dans l’opposition puis un autre une fois revenus aux responsabilités.

Vous affirmez-vous toujours « socialiste et libéral » à l’heure où, face à la crise financière, de nombreuses voix remettent en cause le libéralisme ?
Qu’ai-je écrit dans mon livre ? « Je ne suis pas social-libéral, je n’adhère pas à ce que représente ce courant de pensée. Ce qui est inacceptable pour un progressiste, c’est de hisser le “libéralisme” au rang de fondement économique et même sociétal, avec ses corollaires : désengagement de l’Etat et laisser-faire économique et commercial. » Quel socialiste peut-il être en désaccord avec cela ? En revanche, oui, en tant qu’homme de gauche, je revendique le combat pour la liberté et pour l’émancipation, qui est au cœur de l’engagement de notre famille politique. Face à ce gouvernement qui pratique les tests ADN pour les immigrés et qui garde une partie de l’inspiration du fichier Edvige, cet enjeu n’est-il pas, plus que jamais, d’actualité ?

Estimez-vous avoir réussi à mobiliser les militants au cours de votre campagne ? Que vous a apporté celle-ci ?
J’ai fait plus de trente déplacements, à la rencontre des militants, dans toute la France. Ils sont venus nombreux, souvent par centaines. L’accueil a toujours été très chaleureux, et j’ai aussi été frappé par l’intensité de l’écoute, par le sérieux du débat et par une forme de gravité, liée au contexte économique et social actuel. Les socialistes mesurent d’autant plus leurs responsabilités : pour être utiles aux Français, ils doivent réussir le congrès de Reims. Ce dialogue avec les militants m’a d’ailleurs conforté dans mes convictions : je crois dans la noblesse de la politique, et dans les valeurs de sincérité, de dignité et de respect.

Etes-vous optimiste à deux jours du vote des militants ? Faites-vous un pronostic sur le résultat ?
Je ne fais jamais de pronostic. Je suis serein. Je souhaite que les militants aillent massivement voter le 6 novembre. Pour la première fois depuis Epinay, les socialistes sont invités à choisir à la fois une orientation, une équipe et un animateur. C’est un moment essentiel de notre destin collectif. Les militants ne doivent pas le laisser s’écrire sans eux. Ce congrès est le leur. Et je souhaite que leur vote soit assez clair pour donner à une motion la force qui lui permettra de structurer politiquement le nécessaire rassemblement des socialistes. Sans quoi, je crains que les tactiques politiciennes ne détournent ce vote.

Si vous n’obtenez pas la majorité, êtes-vous prêt à des alliances, notamment avec Martine Aubry, et dans quelles conditions ?

Notre rassemblement s’est opéré sur le fond. J’aurais aimé que Martine en fasse partie. Je le lui avais proposé publiquement. Elle a fait un autre choix, que je respecte. Mais mon état d’esprit reste le même : ouvert et constructif, pourvu que tout se fasse autour de choix clairs. Je ne participerai jamais à des combinaisons sur le dos des militants. Ceux-ci doivent être respectés, ce qui n’a pas toujours été le cas par le passé. Là aussi, il faut que les choses changent.

Edition France Soir du mardi 4 novembre 2008 n°19945 page 7

 http://www.francesoir.fr/politique/2008/…

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Articles
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

“ La démagogie n’a jamais créé d’emplois ”

55 | 3 novembre 2008


vendredi 31 octobre 2008 16:00 par JPJ Metz
Interview à La Semaine | Bertrand Delanoë


Il sera ce vendredi à Metz et à Moyeuvre pour une visite à quelques jours du congrès de Reims. L’occasion de rencontrer les militants du PS mais aussi de s’exprimer, dans nos colonnes, sur quelques-uns des sujets qui font l’actualité en Lorraine et en Europe. Notamment la politique industrielle de la France et la priorité à la recherche.

Vous êtes candidat au poste clef de votre parti. La notion même de parti est-elle encore moderne ?
Bien sûr. D’ailleurs, la démocratie elle-même est plus que jamais une idée moderne. Or, les partis politiques sont les acteurs du pluralisme, les garants d’une offre politique différenciée. Car ce qui est réellement moderne, c’est de donner un vrai choix aux électeurs entre des arguments crédibles, pour des actes efficaces. C’est ma conception de la vie démocratique et du rôle de notre parti : refuser toujours la démagogie et la facilité qui n’ont jamais créé d’emplois, ne pas avoir un discours dans l’opposition puis un autre quand nous sommes en responsabilité. Dans notre motion, c’est ce que nous appelons l’efficacité de gauche.
Que pouvez- vous apporter au PS que d’autres feraient moins bien, ou différemment ?
Ce qui identifie la motion A, c’est qu’elle part des véritables attentes des Français, pour dessiner des réponses opérationnelles ainsi qu’un PS renouvelé et utile à notre pays : clarté sur l’orientation politique, sur notre identité de réformistes, Européens et écologistes, sur un programme de travail ambitieux et sur un dispositif, c’est-à-dire une équipe rassemblée et un animateur. J’observe d’ailleurs qu’à quelques jours du vote, seules deux motions disent clairement aux militants qui est leur candidat au poste de premier secrétaire, celle de Benoît Hamon et la nôtre. Pourquoi pas les autres ?
Votre vision de la société française a-t-elle évolué au cours des dernières semaines compte tenu de la crise financière et économique ?
La France est très affaiblie par la politique que conduit ce pouvoir depuis 2002 et singulièrement, depuis le printemps 2007 : hausse du chômage, creusement de nos déficits publics, effondrement du commerce extérieur, baisse du pouvoir d’achat, autant d’échecs perceptibles avant même la crise financière mondiale, qui aggrave encore la situation. Dans ces conditions, je crois plus que jamais nécessaire de réguler notre économie de marché, de créer un rapport de forces à l’échelle européenne en faveur de la justice sociale et de restaurer le rôle indispensable de la puissance publique. Par exemple, quand l’Etat prête 10 milliards d’argent public à des banques, son devoir serait d’entrer dans leur conseil d’administration pour peser sur l’affectation pertinente de ces sommes, en faveur des PME et des ménages. Nicolas Sarkozy s’y refuse.
Vous arrivez dans un espace lorrain à la fois industriel et transfrontalier, marqué au cours des derniers mois par le plan de restructuration militaire. Vous animerez une réunion à quelques kilomètres d’une aciérie condamnée par Mittal. Quelle serait pour vous la juste politique industrielle de l’Etat français ?
Je vous ai dit à quel point l’Etat doit être celui qui impulse et se donne les moyens d’atteindre des objectifs et de s’opposer aux dérives d’un capitalisme livré à lui-même. Dans notre motion, nous proposons par exemple d’investir massivement dans l’innovation, la recherche et développement et l’aide aux PME, en y consacrant 3% de notre PIB, car c’est ainsi qu’on crée de l’emploi en rendant notre industrie plus performante. Et cela passe également par une action à l’échelle de l’Europe. Quand nous prônons un grand emprunt européen de 100 milliards d’euros, c’est précisément pour relancer l’activité, en ciblant des secteurs industriels stratégiques, tels que le bâtiment, les énergies renouvelables ou les déplacements propres. Ce serait à la mesure du combat qu’il faut mener aujourd’hui contre le chômage. Avec ce gouvernement, on est très loin du compte.
Comment les régions frontalières peuvent-elles préfigurer l’Europe plutôt que d’en être parfois des caricatures ?
Je trouve très intéressante la mise en place, à Strasbourg, d’un « Groupement européen de coopération transfrontalière » qui permet de réfléchir à des réponses concertées, sur des questions concrètes de la vie quotidienne comme l’harmonisation de la fiscalité ou des systèmes de transport, pour des personnes qui travaillent par exemple dans un pays mais habitent de l’autre côté de la frontière. Plus globalement, cette crise confirme le « besoin d’Europe », celui d’une véritable gouvernance économique et d’une capacité à concevoir ensemble, de façon cohérente, des politiques publiques vraiment efficaces, dans l’économie réelle. Les régions transfrontalières seront, par essence, au cœur de cet enjeu.

 http://blog.lasemaine.fr/net/lasemaine.f…

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Articles
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Le choix de Bertrand Delanoë comme Premier secrétaire du Parti socialiste

55 |

Pendant le temps du débat sur les contributions, beaucoup de choses se sont dites sur le profil et le rôle du futur Premier secrétaire. Curieusement, venu le temps des motions et donc celui du choix par les militants, c’est à peine si cette question, majeure, n’est pas devenue un tabou. Elle est pourtant bien au cœur du choix des militants, dès le vote du 6 novembre sur les motions. Car l’élection d’un premier secrétaire n’a de sens qu’en lien avec une motion.

C’est pourquoi nous avons fait le choix de la transparence et de la clarté, y compris en ce qui concerne le candidat à la fonction de premier secrétaire.

Les signataires de la motion A se sont rassemblés autour de deux idées claires sur ce point (Page 27) :

1. « Nous avons besoin d’un Premier secrétaire fort, légitime, qui soit aussi le leader de l’opposition, le premier et le meilleur opposant à N. Sarkozy. Il ne peut donc pas être un simple point d’équilibre, le produit d’obscurs arrangements internes. Il doit être l’animateur qui a l’expérience et le sens du travail collectif pour faire exister une véritable direction et pour faire travailler TOUS les socialistes ensemble une fois les orientations tranchées. Nous voulons que le Parti socialiste soit dirigé par un militant, engagé dans ses instances, qui s’implique dans ses débats, qui sache organiser la réflexion, choisir et arbitrer, qui sache faire travailler les adhérents, qui les respecte.

2. « Le leadership dont nous avons besoin est celui du Parti. Il commence maintenant, en 2008. Il n’a donc rien à voir avec la question du futur candidat à l’élection présidentielle ».

Face à Sarkozy, à Bayrou, à Besancenot, qui tous misent sur notre échec, nous avons la responsabilité de sortir du congrès avec un dispositif de direction clair, fort, cohérent. Ce n’est pas par des stratégies d’empêchement, d’arrangement, ou d’attente que nous y parviendrons.

Nous avons besoin d’un chef d’équipe qui sache remettre le parti au travail, et qui saura l’incarner avec force comme leader de l’opposition.

Nous avons besoin d’un premier secrétaire qui connaisse et aime le parti socialiste, qui soit préparé à le diriger et qui dispose dores et déjà de la crédibilité nécessaire auprès des Français pour le représenter.
Maire de la plus grande ville de France qu’il a conquise sur la droite, refusant le cumul des mandats y compris dans le temps, il a su rassembler toute la gauche et tous les socialistes, même ceux qui l’avaient combattu au moment de la désignation. Pour mettre en œuvre une politique de progrès social, qu’il s’agisse du logement social, des transports, des services publics, de la municipalisation de l’eau, il a su faire gagner les alliances à gauche et rien qu’à gauche.

Bertrand Delanoë n’a pas cherché à écarter certains responsables de l’équipe municipale ou à faire pression sur eux parce qu’ils ne signent pas la même motion que lui dans le congrès. On aimerait voir une telle attitude dans toutes les collectivités locales de ceux qui se prétendent porteurs de la rénovation. Dans sa fédération, les votes ne sont pas verrouillés ; les militants sont libres et l’on n’a pas recours aux pratiques des votes « massifs » sur une seule motion.

Par son expérience et son parcours militant, Bertrand Delanoë incarne l’ambition que nous devons avoir pour redynamiser le Parti. Il est porteur d’une orientation assumée et cohérente. Il aime le débat mais il a aussi l’autorité nécessaire pour faire respecter les décisions collectives et d’abord celles des militants.

Voilà pourquoi nous souhaitons qu’il soit le prochain premier secrétaire du parti socialiste.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Articles
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Appel à voter de Pierre Moscovici

55 | 1 novembre 2008

Pour que notre congrès ne soit pas celui de l’émiettement mais de la clarté, Pierre Moscovici rappelle ici l’importance d’aller voter le 6 novembre.

Chers camarades,

Au cours des semaines passées, j’ai eu plaisir à venir à votre rencontre, aux quatre coins de la France, à débattre avec vous sur les grandes orientations soumises à vos suffrages, à échanger sur l’avenir de notre parti. Jeudi prochain, 6 novembre, vous êtes appelés à voter sur les motions, dans le cadre du 75ème Congrès de notre parti.

Ce vote est essentiel. Il intervient alors que nous vivons une très grave crise financière et économique. Il intervient aussi à un moment paradoxal. Jamais nos idées n’ont été autant d’actualité et, pourtant, jamais nous n’avons autant peiné à nous faire entendre. D’un côté, notre conviction que la puissance publique doit prendre toute sa part dans la régulation du marché est reprise par tous, même par Nicolas Sarkozy qui en a fait le fil conducteur de ses derniers discours – mais pas de ses actes ! De l’autre côté, le Parti est encore trop souvent perçu comme un parti cacophonique, au sein duquel les décisions ne sont pas toujours respectées.

Notre première responsabilité, en tant que militants, est de nous rendre aux urnes dans nos sections : seul un vote important donnera à nos orientations politiques et à nos propositions la légitimité incontestable dont elles ont besoin pour exister dans le débat public et pour peser sur le cours des choses.

Notre seconde responsabilité de militants, c’est de faire un choix clair. Chacun est libre de son appréciation, et le débat, quand il est bien conduit, est tout à l’honneur de notre parti. Pour ma part, je vous appelle avec force à voter pour la motion A, conduite par Bertrand Delanoë et que j’ai signée. C’est une motion cohérente par son engagement réformiste et européen. C’est une motion qui veut remettre le parti au travail : elle propose, sur ma suggestion, des conventions thématiques sur tous les grands sujets à trancher par les militants. Elle ne confond pas 2008 et 2012, puisqu’elle dissocie le choix du premier secrétaire et le choix de notre candidat à la présidentielle, qui interviendra en 2011 selon des modalités qui seront choisies par les militants. C’est une motion équilibrée, puisqu’elle comporte des camarades d’expérience en même temps que des hommes et des femmes de renouveau. C’est enfin la seule motion à vocation majoritaire qui respecte vraiment les militants, en leur indiquant dès aujourd’hui quel est le chef d’équipe qu’elle propose pour animer le parti.

De votre vote dépend l’issue de notre congrès. Que la participation soit faible, et nos propositions seront affaiblies. Que les motions ne soient pas clairement départagées, et c’est à Reims, entre quelques hommes d’appareil, que risque de se jouer l’essentiel, au détriment de la souveraineté des choix militants. Il est décisif qu’une motion structure la future majorité afin que le Congrès soit un Congrès de changement et non d’arrangements. A vous, par votre vote, de donner une orientation claire à notre parti. A nous, ensemble, de réussir le cycle politique qui s’ouvre avec les élections européennes de 2009, se poursuit avec les régionales de 2010 et les cantonales et sénatoriales de 2011, pour s’achever en 2012 avec les présidentielles et les législatives.

Dans tous ces combats qui se préparent dès aujourd’hui et dont le sort se joue d’abord à Reims, vous pouvez compter sur moi.

Amitiés socialistes,

Pierre Moscovici

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Articles
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

B. Delanoë en Moselle - Le Républicain Lorrain (01/11/2008)

55 |

Delanoë : «Si je suis Premier secrétaire, je reviendrais ici !»

(…)

Emmenés par ses soutiens René Drouin et Dominique Gros., Bertrand Delanoë est venu, hier, à la rencontre des militants de Moyeuvre et de Metz. Le maire de Paris veut redonner «l’animation et le pouvoir du parti aux militants.»

Visiblement ravi et surpris de voir autant de monde dans la salle des fêtes de la mairie de Moyeuvre, Bernard Delanoë serre des mains à la louche, sourit, fait la bise à une adjointe et salue le maire de la ville, «le camarade René Drouin ». «Je me sens bien chez mon ami René », lance celui qui postule au titre de premier des militants du parti socialiste. Tantôt lyrique quand il vient pour «faire rayonner le socialisme plutôt que la Motion A » qu’il défend, tantôt ironique lorsqu’il cible la division des dirigeants du parti «où il y a trop de compétences, trop d’individualisme, trop d’égoïsme », il déclenche en revanche les applaudissements en proposant «une animation de ce parti qui parte des militants.»
Dans la salle, l’un d’entre eux acquiesce et glisse : «C’est quand même le minimum de privilégier les militants.» Delanoë durcit le ton car «il n’y a pas la place à gauche pour les aventures personnelles et bonapartistes.» Ponctuant son propos de grands gestes, il multiplie les références à Mitterrand, vante ses 36 années de militantisme, trouve des accents de gauche «pour une véritable justice sociale qui ne laisse pas 7 millions de personnes sous le seuil de pauvreté » et charge «les dérives du capitalisme et ses niches fiscales ».
Il termine par une promesse qui touche les militants. «Si je suis Premier secrétaire, je reviendrais ici marquer ma solidarité avec la population de cette ville !» Et ça marche. «Il a un discours qui passe bien. Est-ce que ça va passer pour le congrès ?», se demande Angel, en sortant de la salle. Réponse le 6 novembre, date du vote des militants.

B. K.

Publié le 01/11/2008

 http://www.republicain-lorrain.fr/fr/fra…

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Articles
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

« Entrées Précédentes

Articles récents

  • Lettre aux militants du 13/11/2008
  • Message de B. Delanoë - 09-11-2008
  • Camarades meusiens,…
  • Un beau moment de vérité et de démocratie (Vidéo)
  • “Les 4 vérités” sur France 2 - 04/11/08

Blogoliste

  • WordPress.com
  • WordPress.org

RSS L'actu de Clarté Courage Créativité

  • Discours d’ouverture d'Harlem Désir au Rassemblement des secrétaires de section (Paris, Palais de la Mutualité, 31 janvier 2010).
  • Lionel Jospin ou le sens de l'Honneur, par Bertrand Delanoë
  • Lettre d'Inde, par Bertrand Delanoë
  • Une centaine de personnes se recueillent sur la tombe de François Mitterrand (AFP)
  • Meilleurs voeux pour 2010 de la part de l'équipe Clarté Courage Créativité
  • Les voeux de Bertrand Delanoë pour 2010
  • Nicolas Sarkozy ne comprend pas la France !
  • Francis Chouat et une délégation du PS au 49e Congrès de la CGT
  • Et la laïcité, Monsieur le Président ?
  • Des animateurs de CCC au Congrès du PSE à Prague avec Harlem Désir

Les blogs récents

  • Clarté, Courage, Créativité
  • L'avenir ensemble sur le canton de Guerville
  • Le 15ème avec CCC et Bertrand Delanoë
  • Tous derrière la Motion A !
  • Clarté courage créativité JBC
  • Les blogs clarte-courage-creativite.com
  • Le Blog de Christophe PERNY
  • Pour un Parti Socialiste Fort sur les terres de Villiers
  • le 20ème avec CCC
  • FFE : Clarté, Courage, Créativité à l'Etranger
  • 17e Daniel Sérus - Motion A avec Bertrand Delanoë
  • Futur car Socialiste
  • Clarté en Essonne
  • Clarté et cohérence pour un travail efficace en Eure-et-Loir
  • La motion A dans le cinquième arrondissement de Paris
  • Clarté-Courage-Créativité à Drancy
  • Le 3ème avec CCC et Bertrand Delanoë
  • Une gauche conquérante en Meuse
  • Pour une gauche créative en Lorraine
  • Clarté-Courage-Créativité dans le 14ème
  • Clarté Courage Créativité en Isère
  • Le 1er avec CCC et Bertrand Delanoë
  • Clarté, Courage, Créativité en Corrèze
  • Clarté, Courage, Créativité dans la Drôme
  • Clarté, courage, créativité dans le 6e arrondissement de Paris
  • LE BLOG POLITIQUE DE GUY LEROY
  • Clarté Courage Créativité 30
  • Le 11ème avec CCC et Bertrand Delanoë
  • Bertand Delanoë premier secrétaire
  • La Haute-Marne avec CCC et Bertrand Delanoë
  • Clarté Courage Créativité en Moselle
  • Clarté - courage - militant
  • Clarté Courage Créativité Canton PLV
  • Clarté dans le Gers
  • Les jeunes avec 3C et Bertrand Delanoë
  • Les Franciliens avec 3C et Bertrand Delanoë
  • Clarté en Seine Saint Denis
  • Clarté Courage Créativité Oise 60
  • Clarté Courage Créativité Alsace
rss Flux rss des commentaires powered by Wordpress